Nouvelle fantastique Les rats dans murs Lovecraft

Les rats dans les murs – Howard Phillips Lovecraft

Amateurs de nouvelles fantastiques, macabres et gothiques, ce conte est fait pour vous. Dans la lignée d’Edgar Poe, laissez vous envoûter par la plume du maître américain Lovecraft.

Une chose dont je n’ai jamais parlé sur mon blog : ma passion pour les nouvelles fantastiques. Alors aujourd’hui je suis toute contente de vous présenter Les rats dans les murs de l’écrivain américain Lovecraft ! Je remercie mon papa pour cette découverte, car même après avoir lu Maupassant et Poe, je ne m’étais jamais intéressée à Lovecraft – grave erreur.

Résumé

Les rats dans les murs est une nouvelle et/ou un conte – j’ai lu les deux – écrit par « le maître américain du macabre » Lovecraft. Publié pour la première fois en 1924 dans la revue Weird Tales – effectivement – il représente à lui tout seul tout l’univers de Lovecraft. Autrement dit : quand la mythologie et l’histoire rencontrent le fantastique.

Tout commence le 16 juillet 1923, lorsque le dernier de la lignée anglaise des De La Poer s’installe dans le prieuré d’Exham restauré ; demeure de ses ancêtres exilés en Virginie. Dans les campagnes alentours, les légendes paysannes refont surface : malédiction familiale, rites macabres et sarabandes de rats. Dans les murs antiques du château, les mites archaïques resurgissent…

Avis

Ce pourquoi j’aime cette nouvelle revient à ce pourquoi j’aime les nouvelles fantastiques de manière générale ; je m’explique :

La mythologie

Par mythologie j’entends rites, légendes et même, d’une certaine manière, l’histoire. Dans Les Rats dans les murs, Lovecraft s’inspire de mythes et légendes pour agrémenter son récit ; on pourrait même dire pour construire son récit. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup parce que ça apporte une dimension historique au conte. Je ne sais pas si ces rites ont réellement existé, ou s’ils ont été inventés par Lovecraft, mais historiquement il en existe énormément, dont on ne retrouve pas toujours les traces.

J’aime beaucoup l’idée qu’au fur et à mesure du temps, certaines légendes, dans certaines parties du monde ou pour certains peuples, perdurent. Sorties de leurs contextes, elles nous semblent absurdes, mais si on étudie leur évolution de manière précise – quand on peut – des liens avec nos propres croyances se créent. Parfois celles-ci remontent à des mythes ancestraux qui, au cours du temps, ont été altérés par d’autres croyances, l’apparition de religions etc… Cette pratique d’étude s’appelle la microhistoire, et si cet univers vous intéresse, je vous invite à lire les livres de l’historien italien Carlo Ginzburg.

Concernant le conte de Lovecraft, ce sont les paysans des campagnes environnantes qui sont les gardiens des vielles légendes. Les récits populaires sont les bibliothèques des siècles passés. Ils permettent à De La Poer de retracer l’histoire du prieuré d’Exham et de retrouver la trace d’une vielle malédiction…

Le gothique

Les aspects mythologiques et légendaires du conte font partie de l’univers gothique. Mais ce dont je voudrais parler, c’est de l’ambiance générale et du décor. C’est une recette qui marche à chaque fois : un terrain/une propriété en ruine, laissée à l’abandon sans aucune explication apparente, entourée de mystères et de légendes. Je caricature – quoique… Mais c’est ce qui me plait. C’est ce que j’ai aimé dans Melmoth de Maturin et dans Le Coeur révélateur d’Edgar Alla Poe : l’architecture pierreuse, le parquet grinçant et les vielles tapisseries que les lueurs des bougies rendent vivantes.

C’est encore plus vrai dans Les rats dans les murs…

Le fantastique

Tout parait réaliste ; personnages, décors, période historique ; jusqu’à ce que le surnaturel débarque sans crier gare et apeure le héros. Héros qui tente de rester rationnel et terre à terre autant que faire se peut. C’est le cas de De La Poer qui, jusqu’au dernier moment, ne veut pas croire les légendes – tant pis pour lui. Le fantastique est le doute entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Et c’est ce doute qui laisse planer l’angoisse. Brrr.

Je ne peux cependant pas vous en dire plus, sinon il n’y aurait plus d’intérêt à lire Les rats dans les murs : obligée de garder le mystère. Ça colle avec le contexte !

Si cet article vous a plu, dites le moi en commentaire ! Aimez-vous les nouvelles fantastiques ? Quelles sont vos favorites ?

J’espère que cet article vous aura donné envie de découvrir Lovecraft – si ce n’est pas déjà fait ? – et autres Poe, Maupassant & Cie. Si cet univers vous plait, je vous invite à aller découvrir mon article sur le roman de Maturin, Melmoth : livre labyrinthique absolument fascinant. Si vous voulez des romans à lire, des auteurs à découvrir, envoyez moi un petit mail ou manifestez-vous en commentaire !

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Love, Lilli.

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One Comment

  1. Grau 4 janvier 2018 at 21 h 36 min - Reply

    ❤️👍

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