Mille femmes blanches, roman de Jim Fergus

Mille femmes blanches – Jim Fergus

Plongez dans le cœur sauvage de l’Amérique du Nord, en 1874, et suivez le destin de ces Mille femmes blanches. Destin lié à celui des derniers Indiens… libres ?

 

Avant de commencer je m’excuse pour la qualité de la photo : comment vous dire qu’aujourd’hui à Lyon il n’y avait tout simplement pas de lumière… Une éclipse nuageuse !

Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article que j’ai écrit – que je vais, en fait – avec amour. J’aime parfois me replonger dans des romans que j’ai lu il y a un certains temps déjà, et c’est le cas pour Mille femmes blanches de Jim Fergus. Je voulais le relire avec d’attaquer le deuxième tome, la Vengeance des mères, sortis l’année dernière. Je laisse donc place à la suite, et on se retrouve dans les commentaires !

 

Résumé

En 1874, le chef Indien Little Wolf rend visite au président Grant à Washington et lui fait une proposition pour le moins étonnante : troquer mille femmes blanches contre mille chevaux. L’opinion publique est offusquée mais, en sous main, quelques chefs politiques organisent cet échange. Les femmes troquées sont récupérées dans des asiles psychiatriques ou des prisons. Le deal ? Passer deux ans avec les « sauvages » et gagner leur liberté.

Le roman est raconté par May Dodd, l’une des Mille femmes blanches, et prend la forme d’un journal de voyage. On découvre à travers elle les lambeaux d’une tribu à l’agonie, détruit par l’alcool – le whisky – et par les guerres inter-claniques. La liberté, à quel prix ?

 

Dimension historique

Si la visite du chef Cheyenne Little Wolf est attestée, les paroles qu’il a prononcées sont cependant inconnues. Il est donc impossible de savoir si cet échange à eu lieu. Je n’ai pas trouvé de sources assez fiables pour le confirmer… Mais si vous avez plus d’informations, dites moi ça en commentaire ! En plus, je dois avouer que la manière dont Jim Fergus raconte cette histoire n’aide pas. La forme qu’a le roman nous fait douter, ainsi que la précision du récit.

Même si cet événement n’est pas attesté, le contexte l’est, lui ! Grant, vainqueur de la guerre de Sécession a bien reçu le chef du peuple Cheyenne pour pérenniser la paix entre les deux peuples. Cependant, les « blancs » avancent toujours plus dans les terres indiennes. Et malgré les accords – qui n’allaient souvent que dans un sens – l’étau se resserre.

Un autre aspect historique que j’ai aimé est soulevé au début du roman – mayday mini spoil : May Dodd raconte son internement et sa vie à l’asile. Ayant un peu étudié, dans le cadre de mes études, l’état des asiles psychiatriques au XIXème et XXème siècle, je ne pense pas que Jim Fergus ait eu à inventer quoi que ce soit.

En effet, dans le roman, May est internée à cause de sa liaison hors mariage – elle a fait des enfants, en plus – avec un homme qu’elle aime – en plus, bis – et malheureusement pour lui, il n’était qu’ouvrier – EN PLUS. Ses parents, riches propriétaires terriens, se sont sentis obligés de l’interner pour débauche sexuelle. Sympa non ? Je vous passe les détails de son internements : agressions, viols. Bref : de quoi devenir folle.

 

Avis

Bon, comment vous dire… J’ai – sans surprise – beaaaaucoup aimé ce livre ; autant que la première fois !

Premièrement parce que j’ai adoré la manière dont s’était raconté. A mon sens, c’est le format « journal de voyage » qui fait tout. On suit la troupe de femmes étape par étape, on voit leur évolution, leur adaptation au sein de la tribu. On ressent également toutes leurs tensions, incompréhensions et peurs. Du coup on s’attache très facilement aux personnages : des têtes se dégagent de la petite troupe que l’on suit. J’ai mes chouchous, j’avoue. Mais vous les découvrirez dans le roman…

Ensuite, parce que c’est roman hyper actuel : la place des femmes dans la société, la dégradation de l’environnement – l’argent, c’est mieux – et la cohabitation entre les cultures. On en apprend d’ailleurs beaucoup sur la culture Cheyenne, et on note que les incompréhensions inter-communales / inter-claniques / inter-culturelles sont toujours d’actualité…

Enfin, parce que ce roman va vous en mettre plein les yeux : vous serez subjugués par les descriptions de nature sauvage, ces paysages que l’on ne connaîtra jamais.  Vous allez avoir envie de partir en road trip dans une contrée lointaine – imaginaires ? – où vous vous retrouverez seuls dans une vaste étendue d’herbe verte, encadrée par des montagnes au loin. La nuit en hiver, vous aurez peur de vous retrouver bloqués dans une tempête de neige, mais dès le matin, la couverture blanche s’étendant à perte de vue vous réchauffera.

 

Alors, convaincus ? Vous allez me le lire ce roman, et vous m’en direz des nouvelles !

Cet article est terminé ! J’espère qu’il vous aura plu parce que personnellement, j’ai beaucoup aimé l’écrire ! N’hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire, j’aimerais savoir si vous avez déjà lu Mille femmes blanches. Et puis pour les autres, si vous allez le lire ! Si vous aimez découvrir de nouvelles cultures et voyager dans l’histoire, cet article devrait vous plaire… SUSPENS.

En attendant mardi, portez vous bien et couvrez-vous, il fait froid,

Love, Lilli.

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2017-11-10T19:34:02+00:00

4 Comments

  1. Céline 12 novembre 2017 at 15 h 09 min - Reply

    Il fait partie, en bonne place, des livres en attente de lecture sur ma table de nuit!!! Du coup je crois que ce sera le prochain. merci, merci

    • admin 12 novembre 2017 at 20 h 48 min - Reply

      Franchement oui, lis le vite ! 😉

  2. Grâce Minlibé 12 novembre 2017 at 19 h 54 min - Reply

    Je n’ai pas encore lu ce livre. Merci pour la découverte. Ma PAL est énorme quand elle diminuera je penserai à ce livre

    • admin 12 novembre 2017 at 20 h 49 min - Reply

      C’est toujours énorme une PAL haha ! J’espère que tu auras le temps de le lire alors ! 😉

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