Venenum, un monde empoisonné au Musée des Confluences

Musée des Confluences

Musée des Confluences – Venenum, un monde empoisonné

Aujourd’hui je vous emmène au Musée des Confluences ! Je ne sais pas pourquoi et comment je ne vous en ai pas parlé plus tôt parce que J’ADORE ce musée. L’architecture est étonnante – mais on s’y fait – et les expositions, permanentes et temporaires, sont variées, excellentes et abordables pour tous les publics. Vous pouvez aussi vous balader autour du musée, aller au bout de la presqu’île, au parc Gerland ou longer les quais.

Venenum, un monde empoisonné

Nous allons donc parler de la nouvelle exposition Venenum, un monde empoisonné, disponible jusqu’au 7 janvier 2018. Venenum revient de manière chronologique sur la fascination qu’on eut les hommes et les femmes pour les poisons. On traverse les époque, les mœurs, les usages du poison en politique notamment, ou en temps de guerre, et on fait la connaissance de certains personnages entourés de légendes noires – #catherinedemedicis #foreverinmyheart.

La mise en scène de l’exposition est super, tout y est : son, lumière, décors, ambiance. J’ai beaucoup aimé parce que les supports sont divers : tableaux, films, gravures, animaux vivants. J’ai eu le BONHEUR de voir une mygale en vrai – quelle joie – par contre il y avait aussi des petites grenouilles, et ça j’adore. Une partie très intéressante était consacrée aux armes biologiques en temps de guerre dont les sources visuelles sont tirées de l’INA, l’Institut National Audiovisuel, et balayent tout le XXème siècle. Malgré l’interdiction de l’usage des armes biologiques par la convention de Genève, certains régimes s’en servent encore sur leur propre population, et cela à moins de 2h30 de Paris en avion… Je trouve fascinant – et inquiétant à la fois – tout ce que les hommes et les femmes peuvent imaginer faire avec du poison : guérir ou tuer, lentement ou non – la nature offre un large choix. Dans cette exposition on apprend certaines propriétés de plantes ou d’animaux et on se rend compte que les poisons nous entourent – ne mangez pas les pépins de vos pommes, il y a du cyanure.

Quant aux hommes et aux femmes qui utilisent le poison, ils sont tout aussi fascinants. Ma favorite, je ne vous le cache pas, est Catherine de Médicis : femme de roi et régente pendant les guerres de religion, elle a tout fait pour que ses enfants arrivent au pouvoir et que la dynastie des Valois perdure – raté. Quand je dis elle a tout fait je veux dire les gens mourraient mystérieusement autour d’elle. Il faut bien sur dégager les faits du mythe, mais il est tout aussi intéressant de comprendre pourquoi et comment cette légende s’est créée, en se basant sur le contexte politique complexe et les tensions religieuses maximales. Il faut aussi faire attention à l’instrumentalisation politique de l’histoire, et notamment autour de certains personnages, diabolisés ou au contraire adulés. Nous ne sauront jamais réellement ce qui s’est passé, et, même si c’était le cas, nous ne sommes peut être pas capable de nous glisser dans la tête de ces personnes et de nous approprier leurs mœurs.

Venenum, un monde empoisonné au Musée des Confluences

Venenum, un monde empoisonné au Musée des Confluences

Venenum, un monde empoisonné au Musée des Confluences

Venenum, un monde empoisonné

Tout ça pour dire que cette exposition est vraiment bien parce qu’elle ouvre au débat – actuel, historique ou encore politique – c’est le petit plus qui fait toute la différence. Je vous invite donc à aller la voir, et puis vous en profiterez pour faire un tour à Lyon ! Si cet article vous a plu n’hésitez pas à commenter – j’aime papoter – et à vous abonner si vous voulez recevoir mes articles dès leur sortie ! On se retrouve très vite sur LeLilliBlog,

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2017-11-26T20:04:19+00:00

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