Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation

Un petit détour historique au centre de la Résistance et de la Déportation à Lyon : musée incontournable qui nous propose jusqu’au 28 janvier une exposition sur le thème de l’alimentation et de la pénurie en temps de guerre.

Je suis désolée de n’avoir rien publié pendant presque deux semaines ; elles ont été chargées !

On se retrouve aujourd’hui pour un article historique et culturel qui j’espère, vous plaira ! J’ai pas mal hésité à le faire parce que j’ai perdu toutes les photos que j’avais prises le jour de ma visite au musée… Ouuuuui. Mais je vais faire avec – enjoy !

Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

CHRD – Histoire

C’est en 1967 qu’est inauguré pour la première fois le musée de la résistance à Lyon, dans une salle du musée d’histoire naturelle. Le projet final – tel que nous le connaissons – est impulsé par Michel Noir, maire de Lyon, et Maître Alain Jakubowicz, avocat des parties civiles lors du procès de Klaus Barbie. Le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation (CHRD) ouvre enfin ses portes en 1992.

L’ouverture du CHRD au début des années 1990 n’est pas anodine. Le procès Klaus Barbie en 1987 a eu un énorme retentissement – historique – et participe à ce que l’on peut appeler le “réveil des mémoires” ; une période qui s’étend du milieu des années 1970 à la fin des années 1990. Pour les victimes de la Shoah, il est temps de parler ; et pour les autres, il est temps d’écouter. On assiste à une floraison d’œuvres cinématographiques et littéraires, ainsi qu’à une prise de conscience au niveau politique. De nombreuses initiatives à l’échelle locale ou régionales sont ainsi prises, et le CHRD en fait partie !

Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

CHRD – Musée | Lyon, une ville en guerre

Le musée est divisé en plusieurs parties : une partie audiovisuelle, et une partie exposition.

La partie audiovisuelle est dédiée à Klaus Barbie : il s’agit d’un documentaire de 45 minutes sur son procès. La projection compile les témoignages de rescapés, d’anciens résistants ou de personnes qui, de près ou de loin, ont souffert à cause de Barbie. Âmes sensibles s’abstenir. Aucune image violente, aucune image des camps, seulement des témoignages : l’imagination visuelle est beaucoup plus puissante que des images projetées.

J’avais fait une première visite du musée en 2010 ou 2011, pendant mon année de troisième. Dans mon souvenir le CHRD était assez glauque : les panneaux, images et témoignages étaient accrochés sur de grands murs sombres. Ce n’était pas très ludique, et l’ambiance générale était vraiment froide. Je sais que ce n’était pas une période funky, mais trop de glauque tue le glauque. Sept ans après, j’ai l’impression que le musée a changé : il y a plus d’espace, c’est plus lumineux et plus accessible ; je trouve.

Aujourd’hui, les témoignages se mêlent aux écriteaux et aux objets d’époque. On appréhende mieux l’évolution de la guerre et les conséquences à l’échelle d’une ville. Lyon, ville résistante où a siégé la barbarie de Klaus Barbie. Le bâtiment qui abrite le musée est l’ancien siège de la Gestapo, là où les résistants et/ou juifs incarcérés à Montluc étaient interrogés et torturés. L’immersion historique est donc totale.

Centre d'histoire de la résistance et de la déportation

CHRD – Les Jours Sans

Plus timide, le quotidien des familles n’est néanmoins pas moins important que les actes héroïques et les faits marquants de la guerre. Cette exposition temporaire nous plonge dans une guerre intime où trouver à manger, notamment dans les villes, devient très délicat.

L’exposition se situe au sous-sol (l’endroit le plus glauque du musée) mais est très ludique et colorée (contre toute attente !). Des espaces sont créés et correspondent chacun à une thématique : qu’est ce que le rationnement ? Les astuces pour palier au manque de nourriture ; les effets sur la santé etc… J’ai trouvé que c’était très complet et accessible pour tous les publics. J’aime bien les expositions qui regroupent à la fois des éléments pour adultes, et à la fois pour enfant. Chacun apprend à son niveau !

Si vous passez par Lyon allez voir ce musée ! Il est incontournable dans la région est vraiment très intéressant. A part le visionnage du procès de Klaus Barbie, tout est accessible ; du coup vous pouvez y aller en famille !
On se retrouve vendredi pour un nouvel article – je reprends le rythme, promis ; c’est ma bonne résolution en avance ! En attendant vous pouvez vous abonner à mon blog et à ma newsletter, juste en dessous, et me suivre sur les réseaux sociaux. Portez-vous bien,

Love, Lilli.

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2018-01-15T21:16:22+00:00

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