Le choix de Sophie, roman de William Styron

Le choix de Sophie | William Styron

Une rencontre : celle de Stingo qui débarque à Brooklyn pour trouver la gloire littéraire, et de Sophie, polonaise rescapée d’Auschwitz.

On se retrouve aujourd’hui pour un article littéraire : on va parler du roman Le choix de Sophie, de William Styron. Je l’ai lu il y a quelques années maintenant, et je n’avais pas accroché – ce qui m’avait assez étonnée. Je m’y suis donc replongée afin de comprendre ce qui m’avait empêchée de le terminer…

Résumé

Le choix de Sophie est le récit Stingo, fraîchement débarqué à Brooklyn en quête de gloire littéraire. Il rencontre Sophie, une catholique polonaise rescapée du camp d’Auschwitz. Nous sommes en 1974, en pleine révolution sexuelle : à l’initiation sentimentale du jeune Stingo se superpose le récit du martyre de Sophie. Ce roman aborde beaucoup de thématiques – un peu trop ? : l’holocauste bien sur, à travers l’histoire de Sophie, mais aussi l’esclavage et le racisme ; toujours très présent aux Etats-Unis.

J’avoue que c’est un peu court, mais le roman est tellement complexe que j’aurais peur de m’emmêler les pinceaux – expression sortie tout droit sortie d’un endroit oublié où elle aurait du rester…

Avis

A mon grand étonnement – au vu des thèmes et du résumé – je n’ai pas aimé ce livre. Au point de ne pas l’avoir terminé ; ce qui, dans mon tempérament obsessionnel, est très inopiné.

Mais pourquoi, me diriez-vous ? Et me disais-je aussi…

Stingo, pardon.

D’abord – et là, est la clef de tout – parce que le personnage principal, Stingo, m’a insupportée ; on part sur une bonne base. Le roman met trop de temps à commencer : le titre met l’eau à la bouche mais l’auteur nous laisse mijoter sans nous satisfaire. (Et pourtant, j’adore Balzac ; dans le genre “long à démarrer”.) J’aime les romans qui tiennent en haleine – dans le même thème, Elle s’appelait Sarah de Tatiana Rosnay – mais celui-là m’a perdue. Trop de thématiques sont abordées, et je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir.

La psychologie des personnages est extrêmement poussée, ce qui ne les a pas rendu plus intéressants à mes yeux, mais a ajouté de la lourdeur au récit déjà bourré. Sophie et son amant Nathan forment un couple autodestructeur, traumatisé et perturbé. Les histoires personnelles de chacun sont tellement complexes qu’il faudrait plus d’un roman pour en rendre compte. En attendant, Stingo est planté là et sa moindre tentative d’action parait dérisoire. Son histoire elle-même parait dérisoire à coté de celle de Sophie et Nathan, et pourtant, c’est presque de lui dont on parle le plus. Problème de proportion…

En fait, je pense que je n’ai tout simplement pas compris la ligne directive du roman.

Les points positifs ; quand même !

Sophie est un personnage très intéressant ; fascinant même. L’auteur met extrêmement bien en lumière les différents aspects du traumatisme et le rôle qu’y joue la mémoire notamment. Ces questions là font, je pense, écho à l’auteur qui a côtoyé la guerre de près – la Seconde Guerre, et la Guerre de Corée. Peut être qu’il a lui-même était confronté à ce genre de personnes. C’est le seul aspect que j’ai vraiment aimé dans Le choix de Sophie.

Pour connaitre la fin de l’histoire, j’ai regardé le film, que j’ai d’ailleurs plus aimé que le livre ! Sauf Stingo, qui m’insupporte toujours autant… Le pauvre, il n’a rien demandé. Sophie est interprétée par Meryl Streep, qui joue merveilleusement bien et incarne parfaitement la complexité du personnage.

Avez-vous lu Le choix de Sophie ? Ou avez-vous vu le film ?

J’espère que cet article vous aura plu ! J’ai mis pas mal de temps à l’écrire, parce que je trouve que c’est toujours plus compliqué d’expliquer pourquoi le roman nous a déplu ; c’est très personnel. Malgré tout, je n’ai lu que des critiques positives sur ce livre et les personnes de mon entourage l’ayant lu ont tous aimé. Essayez-vous à sa lecture et faites vous votre propre avis – livre, et film !

N’hésitez pas à partager vos avis en commentaire, et si vous l’avez lu (ou vu), encore plus ! J’aimerais beaucoup savoir ce que vous en avez pensé. N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter du blog pour être sur de ne rater aucun article !

Et dans le genre histoires folles – et complexes – de femmes fantastiques vous pouvez également aller lire mon article sur le roman Mille femmes blanche de Jim Fergus ou La petite femelle de Philipe Jaenanda.

A très vite et en attendant, portez-vous bien,

Love, Lilli.

VOUS POUVEZ ME SUIVRE SUR LES RESEAUX SOCIAUX : 

ET VOUS ABONNER EN BAS DE LA PAGE 

NEWSLETTER | LeLilliBlog

2018-04-02T15:41:17+00:00

2 Comments

  1. Manon 25 janvier 2018 at 21 h 42 min - Reply

    Alors pour ma part jamais entendu parler… J’ai un peu honte du coup ^^ C’est vrai que le résumé donne pas mal envie de le lire, mais comme tu dis, si on est tenu en haleine pour rien c’est pas très passionnant quoi… Je ne le commencerai donc probablement pas car j’ai horreur de ne pas terminer un livre (oui c’est stupide mais c’est comme ça…)…

    • admin 26 janvier 2018 at 11 h 05 min - Reply

      Les classiques des uns ne sont pas forcément les classiques des autres ! 😉
      J’ai également horreur de ne pas terminer un livre, c’est pour dire à quel point celui-ci ne m’a pas plu. Après ça reste très personnel .. ! 🙂

Ecrire un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.